La photo, Damien Lorrai se souvient l’avoir fréquentée depuis longtemps, mais « de loin en loin ». Dès son adolescence, il emprunte, de temps en temps, l’appareil familial. Quelques années plus tard, il le trimballe un peu plus souvent cet appareil-photo, au service de ses passions, de ses idées.
« Une courbe exponentielle » : Damien décrit comme ça son histoire avec la photographie. Courbe qui atteint un premier sommet quand un magazine national propose de lui acheter quelques clichés . Et avec ce premier boulot pro, il réalise qu’il peut « s'engager dans sa passion». Il y en aura pas mal d’autres ensuite, de ces photos publiées sur papier, pour différents magazines, dans lesquels son travail de portraitiste est mis à l'honneur.

Damien abandonne donc sa carrière dans les pompes funèbres, puis entreprend un passage par -une référence- l’École Nationale Supérieure de la Photographie, à Arles où il s’ouvre à d’autres horizons et s’embarque à nouveau dans de vrais projets artistiques et personnels.

La photo s'affirme alors comme un exutoire, un prolongement de sa pensée, par laquelle il peut s'exprimer sans retenue, dénoncer ou défendre, avec une esthétique qui lui est propre. Ce qui ne veut pas dire qu'elle est uniforme. Mises en scène ou capture spontanée, en couleur comme en noir et blanc, abstrait ou figuratif, il aspire à la polyvalence, et réfute toute étiquette ou appartenance à une école de pensée, car, pour lui, les seules cloisons nécessaires sont celles où il expose ses oeuvres.